LES HIRONDELLES DE PELISSANNE
Dans le compte rendu du Conseil Municipal du 28 janvier 2010, le porte parole du Maire de Pélissanne, « LE REGIONAL » (édition du 3 au 9 février) parle du « serrage de boulons » évoqué par Montécot, face aux dérapages des charges de personnel, lié à l’absentéisme, et « il sera procédé à plus de contrôles sur le personnel ».
Ce problème d’absentéisme avait été soulevé une première fois lors de la réunion du Conseil Municipal du 15 décembre 2009, il avait été même précisé qu’il en serait tenu compte dans le paiement de certains primes, sans toutefois que cela apparaisse dans le compte rendu de ce Conseil Municipal et sans provoquer la moindre réaction, la moindre remarque, la moindre question de la part d’un élu !
C’est vrai que livrés tels quels, 4100 jours d’absentéisme pour maladie, cela fait beaucoup. Mais cette façon de faire permet de mettre en cause les employés communaux face aux autres citoyens de la commune. On retrouve bien là les méthodes sarkoziennes pour monter une partie de la population contre une autre.
Avant de jeter cette information en pâture à la population, il aurait été intéressant tout d’abord de connaître de nombre de salariés employés par la mairie, de savoir comment se répartissent ces 4 100 jours : nombre d’absences inférieures à 3 jours, nombre d’absences inférieures à 1 semaine, nombre d’absences supérieures à 1 semaine, à un mois, absences par secteurs, etc.…
Bien souvent dans une entreprise, il y a un lien étroit entre le management et le taux l’absentéisme. Je n’insinue nullement qu’il y a des « maladies diplomatiques » ou des « certificats médicaux de complaisance », mais lorsque les salariés sont respectés, que leur travail, leurs compétence sont reconnus, qu’ils travaillent dans une bonne ambiance, dans un climat serein, qu’ils n’ont pas des chefaillons en dessus d’eux, et bien les salariés n’hésitent pas à venir travailler, même si leur médecin voulait leur prescrire du repos !
Et le premier responsable à qui incombe de tout mettre en œuvre pour réaliser ces conditions qui doivent permettre un taux d’absentéisme beaucoup moins conséquent, c’est bien le Directeur des Ressources Humaines, le chef du Personnel comme on l’appelait avant, avant que ne soient institués tous ces noms ronflants qui se veulent plus humanistes. Les caissières sont devenues hôtesses d’accueil, les hommes ou femmes de ménage, techniciens ou techniciennes de surface… avec le même salaire de misère, les mêmes conditions de travail.
Les plans de licenciements se sont transformés en « Plan d’Aide à l’Emploi » !
Lorsque j’assiste aux réunions du Conseil Municipal et que je vois l’attitude méprisante de la part de ceux qui ont le pouvoir, à l’égard de l’opposition, j’ai un avant goût de ce que doit être l’attitude du "chargé des des Ressources Humaines" (que ce soit l'ancien ou le nouveau), à l’égard des employés municipaux qui peuvent s’aventurer à émettre un avis différent, qui peuvent avoir le malheur de dire « ne serait-il pas préférable de faire comme ça… etc. ».
Mais bien entendu ce sont nos employés municipaux qui ont des problèmes relationnels, qui ne savent pas s’organiser !
Lorsque le « chef » préfère s’entourer et faire confiance à une garde prétorienne toujours prête, le doigt sur la couture du pantalon, n’hésitant pas à l’occasion d’en rajouter une couche pour bien se faire valoir, il ne faut alors pas s’étonner que les « troupes » désertent !
Gilbert LAURENT
Pourquoi avoir supprimé depuis 2 ans le repas traditionnel de fin d’année des employés communaux. Cette fête ressoudait les liens, nouait des rapports avec différents services internes de la mairie. Mais ces choses là on ne les veut plus. Ce n’est pas un apéritif dînatoire qui remplacera le repas ! Le malaise se fait ressentir, les membres du personnel sont mieux chez eux qu’à la cérémonie des vœux au personnel et on le comprend. Les employés n’ont pas à venir cirer les pompes des chefs et chefaillons qui les ignorent et les méprisent toute l’année ! Le malaise est dans les rangs du personnel. Pourquoi ? A qui la faute ? Certainement pas au personnel ! Mais à un encadrement qui regroupe plus de chefs et chefaillons que d’employés !
L’on assiste à l’arrivée parachutée de chefs et chefaillons inaptes que d’autres communes se sont débarrassées et qui sont mis en valeur dans les réunions publiques par le maire. L’on oublie trop facilement les employés qui travaillent sans relâche dans Pélissanne. Il y a des tires au flanc c’est sûr dans ces employés, mais c’est à ces petits chefs et chefaillons de faire la part des choses, mais pour faire cela il faut avoir les compétences de l’encadrement ! La capacité d’être chef n’est pas donné à tout le monde et on le sait ! On ne fera jamais d’un âne, un cheval de course ! On a beau y mettre la plus belle des selles et un beau numéro, il restera toujours un âne !
Mesdames, Messieurs les Employés de mairie de Pélissanne, vous ne méritez pas d’être traités de cette façon ! Sachez que l’on reconnaît les employés modèles, et mon regard ne changera pas lorsque je vous croiserai.
Un citoyen.