LES HIRONDELLES DE PELISSANNE
C’est ainsi que titre le journal « Le régional » du 2 au 8 décembre, à propos d’un article de Nicolas ISNARD, conseiller municipal d’opposition à Salon de Provence.
Nos propos n’ont pas pour objet de nous incruster dans le débat de la politique d’urbanisme de Salon de Provence, nous avons suffisamment à faire avec notre commune, mais d’interpeler Nicolas ISNARD, sur les pratiques de son ami « politique » Pascal MONTECOT.
Tous deux sont de la même « famille politique », l’U.M.P.
Les reproches faits par le leader de l’opposition municipale de Salon de Provence, en matière d’urbanisme, en matière de permis de construire, ce sont pour partie ceux que nous faisons au maire de Pélissanne. Y aurait-il un discours, des pratiques, lorsque l’on est dans l’opposition, un discours, des pratiques totalement opposés lorsque l’on détient la majorité municipale et que l’on appartient au même parti politique ?
Ci-après le courrier que nous venons d’adresser à Nicolas ISNARD
Les Hirondelles de Pélissanne
565 Chemin des Hirondelles
13 330 PELISSANNE
06/85/91/99/73
www.hirondelles-pelissanne.org
06/85/91/99/73
M. Nicolas ISNARD
Conseiller Municipal
Hôtel de ville
SALON de PROVENCE
Le 5 décembre 2009
Objet : article dans le Régional
Du 2 au 8 décembre 2009
Monsieur,
Nous venons de prendre connaissance de l’article publié dans « Le Régional », intitulé
« On a trop et mal construit ».
Nous n’avons nullement l’intention de nous incruster dans le débat de la politique d’urbanisme de Salon de Provence, car nous avons suffisamment à faire sur notre commune, mais nous constatons que les reproches faits au maire de votre commune sont en partie identique à ceux que nous pouvons faire à Monsieur Pascal MONTECOT, qui appartient à la même famille politique que vous-mêmes.
Cela nous amène à nous poser la question suivante : y aurait-il un discours, des pratiques en matière d’urbanisme, de délivrance de permis de construire, différentes lorsque l’on est dans l’opposition ou dans la majorité, et lorsque l’on appartient à la même famille politique ?
Trouvez-vous normal qu’un maire fasse fi du Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisible – inondation – (arrêté préfectoral du 14 février 2002) en autorisation la création de logements dans une zone Rouge R ?
Trouvez-vous normal qu’un maire mette à la disposition d’un particulier pendant 2 jours consécutifs du personnel communal, du matériel communal, pour l’évacuation de la terre provenant du creusement de la piscine du dit particulier ?
Vous dites également dans cet article « la municipalité projette de construire 2036 logements dont 421 logements sociaux. Ce qui fait 70 par an ».
Estimez-vous que la construction de 70 logements sociaux par an soit excessive ?
Si les questions d’urbanisme concernent en premier lieu les salonnais, il y a une question sur laquelle les automobilistes quels qu’ils soient sont concernés : C’est celle de la circulation dans votre commune et en particulier au carrefour des 2 lions (ou Saint-Côme).
Nous avons pu constater, très certainement comme de nombreux automobilistes l’incohérence quant à la conception de ce carrefour :
- Un véhicule qui vient de l’entrée de l’hôpital et qui veut aller vers le centre ville ne peut pas descendre le bd Frédéric Mistral qui se trouve en sens unique, ne peut pas tourner à gauche vers l’avenue C. Cabrier au carrefour des 2 lions, à cause de l’interdiction de tourner à gauche, l’unique solution est l’obligation d’aller faire un demi-tour au rond-point de Leader Price qui se trouve à l’opposé de l’avenue de l’Europe et de revenir au carrefour des 2 lions.
- les voies de l’avenue Julien Fabre et de l’avenue de l’Europe ne sont pas alignés, les véhicules circulant dans ce sens se retrouvent face à face avec les véhicules descendant l’avenue de l’Europe qui tournent à gauche vers la vieille route de Pélissanne.
Le croisement de véhicules dans cette chicane aménagée par une simple signalisation horizontale pas toujours visible est dangereux.
Autrefois les véhicules descendant l’avenue de l’Europe bénéficiaient d’un temps de passage déterminé par les feux tricolores ; aujourd’hui ce temps de passage n’existe plus et
de ce fait un grand nombre d’automobilistes évitent ce carrefour devenu dangereux en faisant le tour par le chemin des Magatis, chemin de la Durance et route du val de Cuech.
Evidemment ces chemins étroits de « délestage forcé » se retrouvent avec une circulation importante de véhicules qui a comme conséquence d’abimer le revêtement de surface par des nids de poules en formation permanente, et surtout comme conséquence l’aggravation de la sécurité des piétons et des cyclistes nombreux en cet endroit.
Peut-être avez-vous été amené à constater cet état de fait, peut-être avez-vous soulevé cette question lors d’une séance du Conseil Municipal ?
Dans l’attente de vous lire, recevez monsieur, nos salutations.
Le président : Gilbert LAURENT