Les résultats du premier tour des élections régionales, et notamment le score réalisé par le Front National, doivent interpeler tous les défenseurs de la démocratie, de la solidarité, des valeurs républicaines.
Comment les émules de la « solution finale » peuvent-ils encore abuser une telle frange de l’électorat ?
Comment peut-on apporter sa voix, aux négationnistes, à celui qui soutient que « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire » ?
Je ne peux m’empêcher de faire une « superposition » d’affiches : celles où sous le régime de Vichy « l’ordre nouveau » nous montrait « ces nez crochus » et encourageait la dénonciation de « ces parasites juifs qui se reproduisent comme des rats » et celles qui aujourd’hui transforment les minarets en lance-missiles, avec des drapeaux algériens recouvrant la France !
Je ne peux m’empêcher de faire une superposition entre le commissariat aux questions juives et le ministère de l’identité nationale. Identité nationale, dont le nauséabond boomerang est revenu en pleine figure de ceux qui l’avait lancé !
Certains vont me dire, alors tu soutiens ces conards qui foutent les banlieues à feux à sang, qui brulent les bagnoles !
Non je ne soutiens pas les auteurs de tels actes.
Ils se trompent de cible : les bagnoles qu’ils brulent ne sont pas celles des bénéficiaires du « bouclier fiscal », celles des banquiers joueurs de poker avec notre argent, celles de ces « pauvres malheureux » qui s’expatrient pour payer moins d’impôts, ce sont celles de leurs concitoyens ayant les mêmes difficultés à "boucler les «fins de mois", à galérer pour trouver un emploi, à subir les discriminations.
Ils se trompent de solution pour faire avancer leurs problèmes. Et c’est bien là que l’on se rend compte du vide laissé par la gauche qu’elle soit politique ou syndicale, dans ce combat contre le raciste, contre l’antisémitisme, contre la xénophobie.
Ils ont pourtant de quoi avoir « la rage ». Où est passé le "plan Marshal pour les banlieues" annoncé à grand renfort de publicité ? Encore un exemple de la poudre aux yeux, de la langue de bois !
La solidarité entre les salariés, entre les êtres humains, quelle que soit la couleur de leur peau, leur religion, c’est ce qui devrait être le b.a.-ba du militantisme syndical et politique et encore plus aujourd’hui qu’hier, avec l’individualisme entretenu par ceux qui ont le pouvoir financier et politique.
C’est certes un " travail " de longue haleine, car il n’est pas facile d’avancer à contre-courant, mais baisser les bras c’est permettre aux portes de l’enfer de s’entrebâiller.
"LA RAFLE" le poignant film de Rose BOSH, actuellement dans les salles, illustre parfaitement jusqu’où peut mener l’abandon du combat contre tous les racismes.
Gilbert LAURENT
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